En vrai, c'est un peu comme ça que je vois les choses : prendre des idées/ingrédients que je trouve intéressants parmi tous les toppings.
Si je pouvais, je prendrais des « targeted individuals » : le fait qu'ils arrivent à identifier des patterns dans les interactions des gens du phénomène avec les gens, le fait qu'ils sont convaincus à 100 % que ça existe et que ça se produit actuellement, le fait qu'ils savent que l'usage d'antipsychotiques, c'est pas la solution, et le fait qu'en se rassemblant, on pourrait faire changer les choses. Même si eux partent complètement dans la mauvaise direction, veulent mettre les gens du phénomène en justice et espèrent une compensation financière.
Des religions, je prendrais le fait que c'est pas du tout nouveau : les religions nous parlent d'omniscience, d'omniprésence, de paix, de bienveillance, d'aider son prochain, des anges, des démons, des djinns, etc., qui peuvent communiquer avec les humains par la pensée, via des révélations, etc. Mais alors, par contre, paradoxalement, j'en parlerai dans une autre histoire dédiée : elles se sont aussi propagées par la violence, par la division, par le fait de trouver sa religion meilleure que celle des autres, etc. Du christianisme, je pense que Jésus, ça serait un modèle en termes de comportement à adopter quand les gens du phénomène décident d'interagir avec une personne et qu'on veut aller mieux. De l'islam, le fait que Jésus, c'était juste un parmi tant d'autres, le fait qu'il parle du monde de l'invisible et des djinns comme d'un truc actif. Du bouddhisme, le cas de Yogi Milarepa avec les démons, qui montre qu'en fin de compte les démons ne font rien une fois que la personne apprend à contrôler ses émotions, etc. Je vais pas lister tous les pour et contre des religions et croyances, mais je pense que ce qu'il faut retenir, c'est que TOUS les humains sont juste des humains. Il n'y a pas de dieu incarné.
Et pour les psychiatres, honnêtement, je sais pas trop ce qu'on pourrait retenir. Puisque, pour eux, c'est un problème 100 % interne qu'on peut régler avec un traitement. Mais, paradoxalement, c'est censé être la meilleure solution de nos jours. Mais comme je le disais ailleurs, je ne vois pas comment un médicament pourrait permettre de ne plus entendre des paroles qui contiennent des informations que parfois je ne connaissais même pas, ni comment un traitement pourrait corriger des traumas, etc. Surtout que ces médicaments ont tendance à apporter énormément d'effets secondaires. J'ai même rejoint plein de groupes Facebook dédiés à ce qu'on appelle les « schizos », par curiosité. J'ai pu y lire plein de témoignages super tristes, surtout liés à l'usage d'antipsychotiques, qui apportent plein d'effets secondaires, et plein de personnes racontent être obligées de prendre des combinaisons de plusieurs traitements censés apporter un équilibre en compensant mutuellement les effets secondaires des autres traitements.